
L’Europe est un pôle de stabilité sur le continent. Elle ne peut rester un club fermé aux autres Etats européens. Mais l’Union européenne doit avant tout bien réussir les élargissements qu’elle entreprend vis-à-vis des nouveaux Etats membres. Pour les autres Etats frappant à la porte de l’Union, le préalable à toute ouverture de négociations en vue de l’adhésion, demeure la conformité aux critères de Copenhague (démocratie, Etat de droit, droits de l’homme, égalité des femmes et des hommes, économie de marché capable d’intégrer le marché unique…) et le respect inconditionnel du droit international. Les négociations d’adhésion avec les pays candidats doivent être fondées et formulées sur la base de critères objectifs (ou objectivement mesurables) - tels que le respect des droits, les critères économiques, etc. ; et éviter toute référence d’ordre subjectif (telles les valeurs, la religion ou la culture).
Les détracteurs de l’Europe n’attendent qu’une chose : s’élargir à tout va pour concentrer les efforts sur les élargissements futurs et détourner l’attention de l’approfondissement des politiques en cours. Nous ne voulons pas d’élargissement à ce prix-là. Nous revendiquerons donc désormais l’absolue nécessité de maintenir le rythme de l’intégration tout en s’assurant de la capacité de l’Union à assimiler les nouveaux membres. Un tel équilibre entre élargissement et approfondissement constitue un élément important répondant à notre conviction de construire une Europe forte dans le monde. Pour nous, l’Europe doit se donner les moyens de ses ambitions politiques. Il ne faut pas oublier que tout élargissement demande une adaptation des institutions et une capacité de financement. Nous exigerons dorénavant que, avant toute décision finale, l’Union européenne réussisse son approfondissement et une intégration politique supplémentaire. Le dernier élargissement à la Roumanie et à la Bulgarie s’est réalisé dans la précipitation. Concentrons-nous dès à présent sur les politiques européennes. Pour nous, le défi majeur de l’Europe, c’est davantage la réussite de son approfondissement à travers des politiques ambitieuses qui répondent aux attentes des citoyens.
Pour les Etats « non européens », nous devons promouvoir des partenariats économiques, de sécurité et politiques. A cet égard, la politique européenne de voisinage devrait gagner en moyens et ambitions, la relance du processus de Barcelone avec les pays méditerranéens à travers l’Union pour la Méditerranée et le dialogue avec la Russie devraient être réactivée.

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