
Ainsi que le précise notre programme électoral pour les élections européennes, le MR estime que tout élargissement de l’UE est un projet politique, la perspective d’adhésion étant de nature à stabiliser et démocratiser le continent européen. Les dossiers de candidatures doivent être traités de façon équitable, dans le strict respect des « critères de Copenhague », définis en 1993 par le Conseil européen, à savoir « la présence d'institutions stables garantissant la démocratie, l'État de droit, les droits de l'homme, le respect des minorités et leur protection ; l'existence d'une économie de marché viable et la capacité à faire face aux forces du marché et à la pression concurrentielle à l'intérieur de l'Union ; et l'aptitude à assumer les obligations découlant de l'adhésion, et notamment à souscrire aux objectifs de l'Union politique, économique et monétaire. » Tous les Etats candidats à l’adhésion doivent être traités de façon équitable : dès l’instant où ils respectent les critères démocratiques, économiques, politiques et juridiques posés à leur adhésion, celle-ci doit leur être reconnue. Dès lors qu’elle respectera pleinement les critères démocratiques, économiques, politiques et juridiques posés à son adhésion, la Turquie a sa place au sein de l’Union. On gardera encore à l’esprit la perspective d’une adhésion de la Turquie, qui est d’une importance particulière pour la dimension « défense » de l’UE dans la mesure où ce pays est membre de l’OTAN, présente des frontières communes avec Proche-Orient, et connaît sur son, territoire des zones d’instabilité liées à la problématique du Kurdistan. Toutefois, le MR ne saurait transiger sur le strict respect des valeurs qui nous sont chères et qui fondent la démocratie libérale : le respect des droits de l’homme, y compris l’égalité des genres et la reconnaissance et la protection des minorités, culturelles et religieuses.

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