
La Belgique est en faveur de l’élimination de toutes les armes nucléaires et l’a déjà prouvé à maintes reprises par ses initiatives. Elle continue plus que jamais d’œuvrer en ce sens dans diverses enceintes internationales. Toutefois, cette politique, pour être viable et efficace, se doit de ne pas créer des attentes irréalistes qui crisperaient certains des Etats détenteurs de l’arme nucléaire et s’avéreraient en définitive totalement contre-productives. Ce qu’il faut aussi éviter, c’est l’immobilisme, tout aussi stérile que les prises de position radicales. La juste politique relève d’une action diplomatique qui cherche sans relâche, dans le cadre d’alliances avec d’autres Etats qui partagent nos vues, à convaincre les puissances nucléaires et les autres pays qui se sont déjà dotés de l’arme atomique ou qui entendent le faire soit que leurs systèmes sont devenus redondants, soit que les coûts engendrés sont disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils estiment en tirer. Avec la reprise des négociations sur le désarmement nucléaire entre la nouvelle administration américaine et la Russie, des signaux encourageants nous parviennent. Ils se traduisent déjà par une atmosphère plus propice aux diverses initiatives de désarmement.
Durant des décennies, le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) a été l’une des pierres angulaires de notre sécurité. Aujourd’hui, bien que la maîtrise et l’acquisition récentes de l’arme nucléaire par certains Etats le mettent fortement sous tension, le TNP reste l’unique base du régime international de non-prolifération. Il n’y a tout simplement pas d’alternative. Il faut donc réaffirmer haut et fort notre attachement à ses trois objectifs qui sont aussi les piliers sur lequel il repose : la non-prolifération, le désarmement et l’usage pacifique de l’atome. Notre approche du TNP doit être à la fois équilibrée et impliquer toutes les composantes du Traité.
En matière de non-prolifération : le défi est de développer des mécanismes efficaces qui permettent d’éviter que certains Etats ne respectent pas les engagements pris. Il faut à la fois développer le concept de vérification étendue par le biais du Protocole additionnel et faire comprendre clairement le coût politique qu’implique un non-respect. Ce coût, il faut en outre l’élever. Pour ce faire, il convient de faciliter le lien entre l’AIEA et le Conseil de sécurité des Nations-Unies dans les cas de non-respect des engagements.
Pour ce qui concerne le désarmement, les objectifs réalistes (Cf supra) pour l’instant sont la ratification du Comprehensive Nuclear Test Ban Treaty (CNTBT), la continuation de la diminution du statut d’alerte pour les armes nucléaires et l’ouverture de négociations sur un traité de réduction des matières fissiles (Fissile Material Cut-off Treaty). D’une manière générale il faut promouvoir dans la politique de désarmement les principes de transparence, de responsabilité et de vérification tels que nous les encourageons dans le régime de non-prolifération. Quant aux armes nucléaires non-stratégiques, leur réduction et leur élimination totale ne pourra que dériver des progrès effectués dans le cadre du processus de désarmement nucléaire général. Finalement, il ne faut pas hésiter à remettre en cause les doctrines de défense basées sur le nucléaire et créer le débat à ce propos si l’on veut que le rôle de ces armes soit in fine réduit dans les politiques de sécurité.
Il convient de faire preuve d’imagination pour répondre aux défis toujours plus nombreux liés à la réémergence de l’énergie nucléaire. Il importe aussi de bien mettre en valeur le lien essentiel entre l’art. IV du TNP, qui permet l’usage pacifique de la capacité nucléaire et son développement, et les obligations de non-prolifération. Le rôle de l’UE, en lien direct avec ses trois plus grands Etats membres, dans le négociation difficile avec l’Iran sur son programme nucléaire, illustre le type d’initiative que peut et doit prendre l’Union.
Je voudrais encore attirer votre attention sur les efforts inlassables des ministres des Affaires étrangères libéraux en faveur des victimes d’armes conventionnelles, à travers notamment la mise en œuvre de la Convention d’Ottawa sur les mines anti-personnel, l’aboutissement du nouveau Traité sur les munitions à fragmentations, la promotion du Code international sur le commerce des armes et la problématique des enfants soldats.
Durant des décennies, le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) a été l’une des pierres angulaires de notre sécurité. Aujourd’hui, bien que la maîtrise et l’acquisition récentes de l’arme nucléaire par certains Etats le mettent fortement sous tension, le TNP reste l’unique base du régime international de non-prolifération. Il n’y a tout simplement pas d’alternative. Il faut donc réaffirmer haut et fort notre attachement à ses trois objectifs qui sont aussi les piliers sur lequel il repose : la non-prolifération, le désarmement et l’usage pacifique de l’atome. Notre approche du TNP doit être à la fois équilibrée et impliquer toutes les composantes du Traité.
En matière de non-prolifération : le défi est de développer des mécanismes efficaces qui permettent d’éviter que certains Etats ne respectent pas les engagements pris. Il faut à la fois développer le concept de vérification étendue par le biais du Protocole additionnel et faire comprendre clairement le coût politique qu’implique un non-respect. Ce coût, il faut en outre l’élever. Pour ce faire, il convient de faciliter le lien entre l’AIEA et le Conseil de sécurité des Nations-Unies dans les cas de non-respect des engagements.
Pour ce qui concerne le désarmement, les objectifs réalistes (Cf supra) pour l’instant sont la ratification du Comprehensive Nuclear Test Ban Treaty (CNTBT), la continuation de la diminution du statut d’alerte pour les armes nucléaires et l’ouverture de négociations sur un traité de réduction des matières fissiles (Fissile Material Cut-off Treaty). D’une manière générale il faut promouvoir dans la politique de désarmement les principes de transparence, de responsabilité et de vérification tels que nous les encourageons dans le régime de non-prolifération. Quant aux armes nucléaires non-stratégiques, leur réduction et leur élimination totale ne pourra que dériver des progrès effectués dans le cadre du processus de désarmement nucléaire général. Finalement, il ne faut pas hésiter à remettre en cause les doctrines de défense basées sur le nucléaire et créer le débat à ce propos si l’on veut que le rôle de ces armes soit in fine réduit dans les politiques de sécurité.
Il convient de faire preuve d’imagination pour répondre aux défis toujours plus nombreux liés à la réémergence de l’énergie nucléaire. Il importe aussi de bien mettre en valeur le lien essentiel entre l’art. IV du TNP, qui permet l’usage pacifique de la capacité nucléaire et son développement, et les obligations de non-prolifération. Le rôle de l’UE, en lien direct avec ses trois plus grands Etats membres, dans le négociation difficile avec l’Iran sur son programme nucléaire, illustre le type d’initiative que peut et doit prendre l’Union.
Je voudrais encore attirer votre attention sur les efforts inlassables des ministres des Affaires étrangères libéraux en faveur des victimes d’armes conventionnelles, à travers notamment la mise en œuvre de la Convention d’Ottawa sur les mines anti-personnel, l’aboutissement du nouveau Traité sur les munitions à fragmentations, la promotion du Code international sur le commerce des armes et la problématique des enfants soldats.

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